En tant que consultante indépendante, j’ai longtemps pensé que mon impact environnemental était faible.
En réalité, même une activité intellectuelle génère une empreinte importante : déplacements, numérique, achats, production de contenus…
Voici comment j’ai divisé la mienne — progressivement, simplement et durablement.
1 — Prioriser les visios et optimiser les déplacements
C’est la première décision structurante :
- visio en priorité ;
- déplacements uniquement lorsqu’ils apportent une vraie valeur ;
- préférence pour le train ;
- voiture électrique pour les déplacements locaux ;
- regroupement des rendez-vous pour éviter les trajets multiples.
Résultat : une baisse immédiate de mes émissions de scope 3.
2 — Alléger ma pratique numérique
Le numérique est invisible… mais loin d’être neutre.
J’ai donc :
- réduit la taille de mes fichiers et visuels ;
- optimisé mes présentations ;
- limité les backups inutiles ;
- supprimé des emails et archives ;
- choisi un hébergement plus responsable pour mon site ;
- limité les requêtes IA énergivores.
Mon empreinte numérique s’est considérablement réduite — et ma productivité a augmenté.
3 — Choisir des fournisseurs et outils responsables
J’ai sélectionné :
- des outils digitaux sobres, réellement utiles ;
- un matériel durable, initialement plus coûteux mais beaucoup plus robuste ;
- des partenaires locaux lorsque c’était possible ;
- aucun goodies inutile (et zéro plastique).
4 — Réduire ma consommation énergétique au quotidien
Simple mais efficace :
- travail dans des espaces lumineux naturels ;
- appareils éteints, pas en veille ;
- multiprises intelligentes ;
- optimisation du chauffage/rafraîchissement.
5 — Intégrer une démarche à impact dans mon modèle économique
J’ai choisi d’aller plus loin :
- 1 % du chiffre d’affaires reversé à des associations de sauvegarde des hérissons
- accompagnement gratuit d’entrepreneurs en difficulté (Le Refuge HERISSONNE) ;
- engagement bénévole dans une MFR pour former les jeunes aux métiers du végétal.
Cette dimension donne du sens à mon activité, renforce la cohérence avec mes clients et me motive au quotidien.
Conclusion
Réduire son empreinte carbone en tant que consultante n’est pas une contrainte : c’est un chemin de clarté, d’équilibre et d’efficacité.
En adoptant quelques gestes simples mais structurants, j’ai transformé ma manière de travailler — pour mes clients, pour moi, et pour le vivant.
